Une avalanche de crevaisons provoque une véritable hécatombe parmi les favoris du Rallye du Paraguay – Sami Pajari et Hayden Paddon s’en sortent le mieux
Sami Pajari (Toyota ; 1er) s’est hissé en tête à l’issue d’une première journée mouvementée au Rallye du Paraguay. Sur les spéciales de terre extrêmement exigeantes composées d’argile rouge, le peloton des voitures Rally1 a livré une véritable bataille acharnée, au cours de laquelle de nombreux favoris ont été considérablement retardés par des accidents et des crevaisons, voire contraints d’abandonner prématurément.
Pajari a été le seul pilote de tête à échapper aux crevaisons cet après-midi ; il a su tirer pleinement parti des problèmes rencontrés par ses concurrents et aborde la journée de samedi en tête. (Résultats du WRC du Paraguay)
La matinée s’était déjà transformée en véritable désastre pour plusieurs pilotes de haut niveau. Takamoto Katsuta a fait un tonneau avec sa Toyota dès la première spéciale et a dû mettre fin à sa journée sur-le-champ.
Peu après, ce fut au tour de Thierry Neuville (Hyundai) : le champion du monde 2024 a subi une crevaison à l’arrière gauche, qui a entraîné une avarie de suspension. Une tentative de réparation a échoué, et Neuville a dû abandonner prématurément.
Sébastien Ogier (Toyota) a lui aussi connu une matinée difficile. Après une crevaison lors de la première spéciale, il a heurté un talus lors de la deuxième spéciale, endommageant sa suspension avant gauche, et n’a pu rejoindre la ligne d’arrivée qu’au prix de grands efforts, gênant ainsi Adrien Fourmaux (Hyundai ; 4e) qui le suivait de près.
« Ce n’est pas tous les jours qu’on double un neuf fois champion du monde sur une spéciale » WRC uenoRallyDelParaguay pic.twitter.com/dkOklcvE91
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C’est lors de la troisième spéciale que le rallye a finalement pris fin pour Ogier. Le nonuple champion du monde critique vivement la durabilité des pneus : « Honnêtement, je ne sais pas trop quoi dire. Cela ne correspond absolument pas au niveau d’un championnat du monde. C’est tout simplement la loterie à chaque fois, et c’est loin d’être acceptable. »
Paddon en tête provisoire
Oliver Solberg (Toyota ; 8e), qui avait d’abord fait forte impression en signant les meilleurs temps sur les deux premières spéciales, a perdu plus de quatre minutes lors de la troisième spéciale en raison d’un calage moteur, d’une sortie de route dans le fossé et d’une crevaison consécutive.
Hayden Paddon (Hyundai ; 2e) : le Néo-Zélandais a été le seul pilote Rally1 à ne connaître aucun incident majeur au cours de la matinée ; il a remporté la troisième spéciale et a pris la tête de manière inattendue à l’arrivée au service de midi.
« Je ne m’attendais pas du tout à mener le rallye, mais il est évident que de nombreuses circonstances ont joué en notre faveur », s’étonne Paddon.
Sur la boucle de l’après-midi, la vague de crevaisons s’est poursuivie sans relâche. Paddon a brièvement cédé la tête à Elfyn Evans (Toyota ; 3e) lors de la sixième spéciale, à la suite d’une délamination.
Une épreuve difficile dès la première spéciale WRC uenoRallyDelParaguay pic.twitter.com/yznvrcd3jv
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Mais Evans n’a pas pu profiter longtemps de sa place de leader : lors de la septième spéciale, longue de 33,88 kilomètres, son pneu arrière droit s’est complètement désagrégé, l’obligeant à terminer la spéciale en boitant sur la jante nue et à perdre beaucoup de temps.
Pajari a saisi l’occasion, a signé le meilleur temps sur la septième spéciale et a pris la tête du classement général. Fourmaux a certes signé quatre meilleurs temps de spéciale vendredi, mais il a lui aussi été ralenti par une double crevaison dans l’après-midi. Josh McErlean (M-Sport-Ford ; 5e) a perdu sa deuxième place, pourtant prometteuse, à cause d’un changement de pneu en pleine spéciale.
Craintes de journées encore plus difficiles
À l’arrivée de l’étape, Pajari se montre soulagé d’être en tête du classement provisoire, mais reste prudent : « Après toutes ces péripéties, nous sommes plutôt bien placés au classement, mais ce n’est que la fin du vendredi. Je pense que les jours à venir seront les plus difficiles », souligne le Finlandais.
Paddon envisage lui aussi le reste du week-end avec respect : « Ce qui fait peur, c’est que ce fut probablement la journée la plus facile du rallye. »
Pour samedi, de fortes pluies sont d’ailleurs prévues sur les neuf spéciales à venir, totalisant 137,34 kilomètres, ce qui pourrait transformer le parcours en véritable patinoire.






