mardi, juillet 7, 2026
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Un coéquipier d’AMG bloque Engel lors d’un arrêt : « On avait convenu que ça n’arriverait pas »

Lors de son deuxième arrêt, Maro Engel a été bloqué, ironiquement, par son équipe sœur : comment ce malentendu aux conséquences graves s’est produit et ce qu’en dit AMG

Colère chez Maro Engel, candidat au titre Mercedes-AMG, après sa septième place lors de la course du DTM de dimanche au Norisring (compte-rendu de course) : en effet, alors que le pilote Winward s’apprêtait à repartir après son deuxième arrêt au stand obligatoire, c’est justement son coéquipier Tom Kalender, dont l’équipe Landgraf était garée juste devant celle de Winward, qui est entré dans les stands, bloquant ainsi la voie.

« Avec les pneus pluie, j’ai pu gagner plusieurs places et remonter progressivement, puis il y a malheureusement eu cet incident lors de l’arrêt au stand », explique Engel, qui était déjà remonté à la septième place après s’être élancé de la douzième position sur la grille. « C’est là que l’équipe sœur est rentrée. Il était en fait convenu que cela ne se produirait pas. Nous devrons analyser cela après coup. »

Ce qui est particulièrement amer : Engel a été desservi en un clin d’œil par ses mécaniciens, en 6,8 secondes, mais a ensuite dû attendre environ trois secondes, sous peine de risquer une pénalité pour « unsafe release ». « Stop, stop, stop – passe derrière Kalender », a hurlé l’ingénieur de course Mauricio Moreira à la radio.

Pourquoi l’arrêt de Kalender s’est « glissé » dans le tour d’Engel

Le « Lollipop Man » a d’abord brandi le panneau devant sa voiture, mais Engel s’est tout de même élancé. Il l’a ensuite brandi une nouvelle fois devant son pare-brise – et le pilote de la Mercedes Winward a réagi à temps pour éviter une pénalité. « Je pense que mon équipe et moi avons tout fait correctement », déclare Engel, qui a finalement franchi la ligne d’arrivée en septième position, en déchargeant son équipe de toute responsabilité.

Mais comment cet incident malheureux s’est-il produit ? Et que veut dire Engel lorsqu’il affirme que les événements n’étaient pas « convenus » ? « En fin de compte, c’était un malentendu », explique Thomas Jäger, directeur sportif de la division DTM chez Mercedes-AMG, « Tom aurait en fait dû rentrer à la fin du 40e tour, car il était un peu plus loin derrière. »

AMG réclame des mesures : « Il faut mieux synchroniser cela »

La deuxième fenêtre d’arrêt au stand s’est en effet ouverte alors que les pilotes de tête avaient déjà franchi l’entrée des stands, mais pas Kalender, qui occupait la 13e place. Selon Jäger, l’arrêt du jeune pilote était « en principe prévu, mais l’ingénieur a estimé que le délai était un peu trop serré – et il ne voulait pas prendre le risque que la fenêtre d’arrêt ne soit pas encore ouverte ».

L’arrêt au stand du pilote Landgraf-Mercedes a donc été « repoussé au tour suivant », celui où l’arrêt d’Engel était également prévu. Il n’a pas été possible, compte tenu du peu de temps disponible, d’éviter que les deux pilotes n’entrent simultanément dans la ruelle des stands étroite du Norisring et que l’un d’entre eux ne se retrouve bloqué.

« Comme le tour est si court ici, tout le monde était concentré sur l’arrêt – et on a malheureusement oublié de dire : “Hé, il faut maintenant garder soit Maro, soit Tom en piste.” » Selon Jäger, une discussion a déjà eu lieu à ce sujet, au cours de laquelle il a été précisé « qu’il fallait mieux synchroniser cela pour ne pas se gêner mutuellement ».

Combien de places cette erreur a-t-elle coûté à Engel ?

Car surtout « quand le peloton est très serré, cela peut coûter énormément de places », explique Jäger. Mais quel a été l’impact de cet incident sur la course d’Engel ? « Je ne sais pas dans quelle mesure cela a pesé, peut-être deux places », déclare le pilote résidant à Monaco, qui occupe la deuxième place au classement général à mi-parcours, à neuf points du vainqueur Nicki Thiim. « Mais c’est ça, le sport : il faut s’essuyer la bouche et continuer ! »

Et qu’en pense Jäger ? « Maro était septième avant et après. On lui a peut-être ôté la chance de remonter dans le classement. » En effet, après l’arrêt, un groupe composé d’Arjun Maini, Jules Gounon et Thierry Vermeulen, qui occupaient les places quatre à six, se trouvait à trois à cinq secondes devant Engel. Et les excellents tours de sortie d’Engel sont bien connus. Il aurait donc peut-être eu une chance de se hisser dans le top 5.

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