mercredi, juillet 8, 2026
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Pas de reproches : la recette du succès de Zak Brown et de McLaren

Pas de reproches, un leadership clair et une responsabilité partagée : Zak Brown décrit la transformation interne qui a permis à McLaren de revenir au sommet

Le PDG de McLaren, Zak Brown, a donné un aperçu des changements apportés à la structure de l’équipe, qui ont permis à l’écurie de Woking de passer du bas du classement à la victoire au championnat du monde des constructeurs en 2024 et 2025. Ce n’est pas seulement le développement technique qui a été déterminant, mais surtout un changement fondamental de la culture de travail au sein de l’équipe.

Dans un entretien avec Will Buxton dans le podcast « Up To Speed », Brown explique que le directeur de l’écurie, Andrea Stella, et une nouvelle structure de direction technique ont notamment contribué de manière décisive à ce succès. « Tout est une question de personnes et de leadership. Je ne parle pas ici de mon propre leadership, mais de mon équipe de direction, sous la houlette d’Andrea Stella, qui est responsable des performances de l’écurie », poursuit Brown.

Si McLaren a procédé à quelques changements de personnel au sommet, la grande majorité des effectifs est toutefois restée inchangée. « J’ai remplacé trois des principaux dirigeants. Mais sur les quelque 1 000 collaborateurs de l’écurie de Formule 1, les 997 qui, en début d’année, nous ont construit une voiture qui était sans doute la plus lente du peloton sont les mêmes 997 personnes qui nous ont construit une voiture de champion du monde. »

Fin des reproches au sein de l’équipe

Pour Brown, la différence décisive réside dans la direction de l’équipe. « La direction dont a bénéficié l’ensemble de l’équipe a permis à tout le monde de travailler dans la même direction et de tirer à la même corde. Nous essayons constamment de nous pousser mutuellement à donner le meilleur de nous-mêmes et avons créé une formidable culture de la performance. »

L’élimination d’une culture du blâme a constitué un élément central de cette évolution. « C’est une culture sans blâme. Si nous avons un problème – et nous en avons –, nous nous concentrons sur le problème et non sur les personnes. Cela crée un environnement de travail sûr. Nous travaillons ensemble. »

Lorsque Brown a pris ses fonctions chez McLaren, la situation était encore bien différente. « À l’époque, les gens se rejetaient la faute les uns sur les autres. J’ai dit : “Ce n’est qu’une voiture. Tu penses peut-être que vous faites un excellent travail sur l’essieu avant et que l’erreur vient de tes collègues à l’arrière. Mais au final, c’est une seule et même voiture de course. Pouvons-nous donc apprendre à mieux travailler ensemble ? »

Le changement de culture, fondement du succès

Brown décrit le processus de changement qui a suivi comme une mission à long terme. Au sein de l’équipe, on évite délibérément de parler d’un « voyage », mais plutôt d’une « quête ». « Un voyage, c’est venir au bureau tous les jours. Une quête, c’est comme un vol vers la Lune. C’est un défi bien plus grand. C’est pourquoi nous utilisons ce terme. »

Selon le PDG de McLaren, ce changement de culture a été l’une des conditions essentielles qui ont permis à l’équipe de réussir son redressement sportif et de se replacer au sommet de la Formule 1.

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