Le système anti-triche « Vanguard » de Riot Games fait l’objet de critiques récurrentes depuis son lancement. L’entreprise souhaite désormais changer la donne et met en place une option « à la demande ».
Avec League of Legends et Valorant, le développeur Riot Games exploite deux des jeux en ligne les plus populaires du moment. Alors que la majorité des utilisateurs jouent à ces titres de manière classique, certains n’hésitent pas à recourir à des moyens déloyaux pour gagner à tout prix ou gâcher le plaisir de leurs coéquipiers et adversaires.
Pour empêcher cela, Riot Games a lancé il y a quelques années son programme anti-triche maison, Vanguard. Celui-ci veille à ce que tout programme tiers ou toute application de script supplémentaire soit détecté et que les utilisateurs concernés soient bloqués d’emblée. Ce qui semble a priori être une bonne chose fait toutefois régulièrement l’objet de critiques en raison des interventions dans le système autorisées à Vanguard.
Zone sensible : le noyau
Afin d’éviter que de telles discussions ne surgissent à l’avenir, ou du moins de les empêcher en grande partie, Riot Games autorise désormais l’exécution de Vanguard et de la protection anti-triche générale « en cas de besoin ».
Concrètement, cela signifie que Vanguard n’est utilisé que lors de l’utilisation active d’un titre Riot Games. Les joueuses et joueurs peuvent ainsi définir certains paramètres.
Le développeur a ainsi franchi une étape qui était jusqu’à présent considérée comme impossible. Riot Games en a immédiatement expliqué la raison : on partait jusqu’à présent du principe que les logiciels tiers contournaient les mesures de protection du noyau avant même le lancement du jeu proprement dit. L’entreprise semble désormais avoir maîtrisé ce problème.
Le noyau est un élément central d’un système d’exploitation qui contrôle, par exemple, quels programmes peuvent utiliser le processeur et à quel moment. Il dispose pour cela d’accès privilégiés et fait office de pont entre le logiciel et le matériel.
À la demande avec certaines restrictions
Pour pouvoir configurer le nouveau paramètre « Vanguard on Demand », les joueurs doivent remplir plusieurs conditions.
Windows 11 doit disposer au minimum de la mise à jour 25H2, tandis que le mode UEFI et le démarrage sécurisé (Secure Boot) doivent être activés. L’activation de TPM 2.0 doit être possible, le BIOS doit être mis à jour, la sécurité basée sur la virtualisation (VBS) et l’intégrité du code protégée par l’hyperviseur (HVCI) doivent être garanties, et l’unité de gestion de la mémoire d’entrée-sortie (IOMMU) doit être activée.
Vanguard indique quelles options sont déjà prises en charge par un système et celles que les utilisateurs doivent encore modifier. Cependant, pour ceux qui souhaitent exécuter le logiciel anti-triche en permanence ou qui n’ont pas d’autre choix, Vanguard reste actif dès le démarrage du système d’exploitation.






