Stratégie Williams : pourquoi Albon et Sainz ne gardent pas leurs réglages secrets

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Alexander Albon explique la collaboration ouverte avec son coéquipier Carlos Sainz chez Williams – Pourquoi le secret ne ferait que nuire à l’équipe, qui se trouve en bas du classement de la Formule 1

Alexander Albon a évoqué sa collaboration avec son coéquipier chez Williams, Carlos Sainz, et a expliqué pourquoi les deux pilotes partagent ouvertement leurs données de réglages, plutôt que de miser sur la confidentialité mutuelle au sein de leur propre écurie.

Pour l’écurie de Grove, la saison 2026 de Formule 1 s’avère difficile jusqu’à présent. Avec onze points, l’équipe occupe actuellement la neuvième place du classement des constructeurs, tandis que Sainz et Albon se classent respectivement 16e et 17e au classement des pilotes, avec six et cinq points.

Malgré la rivalité naturelle qui règne entre coéquipiers, Albon souligne que les déficits de performance actuels de la Williams rendent une collaboration étroite absolument indispensable.

Pas de secrets chez Williams

Lors d’une intervention dans le podcast « The Fast And The Curious » après le Grand Prix des Pays-Bas, Albon a expliqué en détail comment, dans d’autres écuries, les pilotes retiennent souvent des données pour se procurer un avantage – mais que de telles tactiques seraient actuellement contre-productives chez Williams.

« Ce qui se passe dans certaines écuries – et je le sais –, c’est que tu trouves quelque chose sur ta voiture, mais ce n’est rien que l’autre voiture ne pourrait pas trouver elle aussi », explique Albon. « Ça peut être une trajectoire dans un virage, le choix du rapport, une orientation dans les réglages ou la manière dont on utilise le système électronique dans la voiture. »

« On pourrait donc trouver quelque chose de bien, mais on ne le mentionne tout simplement pas. On le garde pour soi, de son côté du garage. »

La seule façon de sortir de cette impasse ?

« D’un point de vue tout à fait réaliste : Cela ne s’applique pas à nous – en tout cas, je ne le fais pas, peut-être que Carlos le fait, je ne sais pas », dit-il en riant. « Mais en raison des limites de notre voiture, on y travaille en quelque sorte ensemble. »

« C’est presque comme si on avait tous les deux les mêmes retours sur les mêmes problèmes, et qu’on pouvait ensuite répartir les tâches entre les voitures », poursuit Albon. « Une voiture constate peut-être : “Oui, ça marche”, alors l’autre voiture suit. Parfois, on se dit aussi : “Oh, ça marche et ça marche, alors on prend un peu des deux.” On essaie, on fait des allers-retours. »

« “Oh, ce n’est pas la bonne voie, donc l’autre voiture a pris l’autre direction, alors on fait comme ça maintenant.” Mais il faut trouver un équilibre. »

« Je me souviens que ce genre de situation arrivait beaucoup plus souvent quand on avait deux pilotes débutants et qu’on se disputait en quelque sorte la même [Position]. On peut alors imaginer que les coudes se déploient un peu plus », ajoute Albon.

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