lundi, juillet 6, 2026
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La polémique sur les mises à jour continue : Toto Wolff riposte aux déclarations de Vasseur

La polémique autour de l’offensive de mises à jour de Ferrari se poursuit : Toto Wolff riposte à Frédéric Vasseur, qui ne remet toutefois pas en cause leur amitié

Les échanges politiques entre Mercedes et Ferrari entrent dans une nouvelle phase à Silverstone. Après que le directeur de l’écurie Ferrari, Frédéric Vasseur, eut réagi vendredi avec agacement aux déclarations de Toto Wolff concernant l’offensive de mises à jour de la Scuderia, le directeur de l’écurie Mercedes en rajoute désormais une couche.

Toto Wolff souligne toutefois que cette polémique n’est pas d’ordre personnel, même s’il n’a pas pu s’empêcher de lancer une petite pique à son ami de longue date. Ce sont les déclarations de Wolff après le Grand Prix d’Autriche qui ont déclenché la polémique.

Le directeur de l’écurie Mercedes s’était dit surpris par le nombre important de packs de mises à jour que Ferrari avait déjà déployés sur les circuits cette saison, et avait fait remarquer que la Scuderia ne pourrait guère maintenir ce rythme de développement à long terme dans le cadre du plafond budgétaire.

Vasseur a interprété ces propos comme une insinuation indirecte selon laquelle Ferrari pourrait enfreindre les règles relatives au plafond budgétaire. Le Français a donc qualifié vendredi cette déclaration d’« ironique » et a expliqué que, chez Ferrari, le développement semblait plus rapidement assimilé à de la tricherie que chez d’autres écuries de pointe.

Wolff : « Qu’il lise l’article en entier »

Interrogé sur cette réaction, Wolff s’est montré peu compréhensif. « Fred doit lire les articles de presse et pas seulement les gros titres », a déclaré l’Autrichien sur Sky. « Il comprendra alors ce que j’ai vraiment dit. »

Sa déclaration initiale aurait été complètement sortie de son contexte. « J’ai pourtant clairement précisé à la fin que Ferrari devra probablement lever un peu le pied sur les mises à jour plus tard dans l’année, car il y en a déjà eu tellement. »

Il n’y avait là aucune accusation de tricherie. « Il n’était pas question de tricherie ni de quoi que ce soit de ce genre. C’était simplement un constat objectif. » Suit ensuite la phrase sans doute la plus explicite de l’interview. « Fred s’énerve très facilement. Mais il est comme ça. Je le connais depuis 25 ans. »

Rivalité sur la piste, amitié en dehors

Malgré ces piques publiques, Wolff ne voit pas leur relation personnelle menacée. « Nous sommes avant tout des rivaux ici », explique le directeur de l’écurie Mercedes. Le fait qu’il y ait aussi des phases plus difficiles fait partie du métier. « Parfois, on traverse des périodes plus faciles, parfois des périodes plus difficiles. »

Vasseur s’est lui aussi efforcé par la suite d’apaiser les tensions. À la question de savoir si les deux hommes s’étaient entre-temps parlés, le directeur de l’écurie Ferrari a répondu laconiquement : « Non. Nous aurons le temps de le faire pendant la trêve estivale. »

Ce différend actuel ne change toutefois rien à leur amitié. « Oui, nous restons amis. »

Ralf Schumacher : « Bien sûr, cela déclenche quelque chose »

Ralf Schumacher, expert chez Sky, peut comprendre les deux parties, du moins en partie. « Je comprends un peu cela », déclare l’ancien pilote de Formule 1. Dans le même temps, il met en garde contre le risque de sous-estimer l’impact de telles déclarations. « Au final, cela déclenche bien sûr quelque chose. »

Du point de vue de Ferrari, la déclaration de Wolff pourrait tout à fait être interprétée comme signifiant que des mises à jour ultérieures soulèveraient inévitablement des questions. « Quand on dit : si Ferrari dépense de l’argent maintenant, elle ne pourra plus rien apporter par la suite – sinon, il y aurait quelque chose qui clocherait –, cela suscite naturellement des discussions. »

Pour Schumacher, ces manœuvres politiques font toutefois depuis toujours partie intégrante de la Formule 1. « Ça fait tout simplement partie de la Formule 1. Part of the Game. »

Le contexte réel remonte à bien loin

En réalité, le débat actuel n’est que le dernier chapitre d’une lutte de pouvoir politique entre Mercedes et Ferrari qui couve depuis des mois déjà. Si, en apparence, le conflit portait sur l’offensive de mises à jour très médiatisée de Ferrari, en coulisses, il s’agit de bien plus que de nouveaux soubassements ou d’ailerons avant.

Au cours des derniers mois, les deux constructeurs se sont affrontés à plusieurs reprises, notamment lors de discussions sur l’interprétation du règlement moteur pour 2026, le système dit « ADUO » pour le développement des moteurs, les directives techniques concernant le diffuseur Mercedes ainsi que diverses questions réglementaires pour les années à venir.

À cela s’ajoute le fait que Mercedes et Ferrari sont désormais les deux écuries qui s’affrontent régulièrement dans la course au titre. Chaque déclaration publique de l’une ou de l’autre est donc désormais interprétée avec la plus grande attention.

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