Le FC Arsenal est sur le point de remporter le championnat anglais. Lors de l’avant-dernière journée, les Gunners recevaient Burnley, dix-septième du classement et déjà relégué. Au final, ce fut une victoire à l’arraché, où Kai Havertz s’est illustré à deux reprises.
Pour franchir l’avant-dernière étape vers le titre, l’entraîneur d’Arsenal, Mikel Arteta, a procédé à trois changements dans son onze de départ par rapport à la courte victoire 1-0 à West Ham. Havertz a été préféré à Gyökeres (banc) en attaque, le capitaine Ödegaard a débuté au milieu de terrain à la place de Lewis-Skelly (banc) et White, blessé au genou, a été remplacé à l’arrière droit par Mosquera.
Dès le début du match, on sentait que les Gunners avaient conscience de l’enjeu. Il fallait absolument remporter ce match à domicile contre Burnley, dix-septième du classement. Les visiteurs, déjà relégués, n’ont toutefois pas fait la faveur à Arsenal de s’avouer vaincus sans combattre. Il a donc fallu attendre la 14e minute pour que l’équipe locale s’approche pour la première fois du but adverse par l’intermédiaire de Havertz. Et à peine une minute plus tard, Trossard s’est créé la meilleure occasion de ce début de match : son tir depuis l’entrée de la surface a heurté le poteau gauche (15e). Le gardien allemand de Burnley, Weiß, qui était titularisé pour la deuxième fois consécutive, n’aurait rien pu faire.
D’abord des problèmes avec le VAR, puis Havertz vient à la rescousse des Gunners
Peu avant la demi-heure de jeu, les supporters d’Arsenal ont dû trembler pour la première fois, car Burnley a lancé une contre-attaque rapide. Finalement, Hannibal a reçu le ballon à gauche de la surface de réparation, mais sa volée est passée largement à côté du premier poteau (27e). Il y a eu plusieurs phases où les Gunners ont eu du mal à se créer des occasions devant le but. Mais à la 34e minute, Havertz a reçu le ballon à gauche de la surface de réparation. L’Allemand a centré vers Saka, qui n’avait plus qu’à pousser le ballon au fond des filets. Cependant, lors d’un duel avec Lucas Pires, Saka est tombé au sol. L’arbitre Tierney n’a pas accordé de penalty et le VAR n’a pas non plus révisé la décision.
Mais cela n’avait plus d’importance peu après, car dès l’action suivante, Ödegaard s’est créé une occasion en or qui a abouti à un corner : Saka a centré le ballon juste devant le but et Havertz a fait exploser l’Emirates Stadium en marquant de la tête (37e). Avant la pause, les Gunners ont voulu en rajouter, mais une frappe enroulée de Saka est passée tout près (44e). Après 45 minutes, l’avance restait donc mince, mais largement méritée.
Au début de la seconde période, tout semblait indiquer qu’Arsenal allait faire court et sceller rapidement le sort du match. Mais Eze a d’abord manqué de chance face aux montants : son tir rebondissant, que Weiß a effleuré du bout des doigts, a heurté la barre transversale (54e), puis, peu après, sa tête a atterri dans le dos du défenseur de Burnley, Esteve (55e). Et à peine cinq minutes plus tard, Saka a lui aussi eu une occasion, mais son tir a fini dans le filet extérieur (60e). Puis, le jeu des Gunners s’est soudainement effondré. L’équipe locale a perdu le fil et a laissé Burnley revenir de plus en plus dans le match.
Une erreur d’arbitrage flagrante : Arsenal peut continuer à jouer à onze
Le point le plus bas du point de vue d’Arsenal est survenu à la 67e minute, lorsque Havertz a taclé Ugochukwu de manière totalement inutile, le pied ouvert, dans le mollet. Tierney n’a apparemment pas bien vu la scène et n’a donné qu’un carton jaune ; il est toutefois incompréhensible que le VAR n’ait pas révisé cette décision. Havertz a eu de la chance sur cette action, car cette faute aurait dû être sanctionnée d’un carton rouge. Arsenal a ainsi pu terminer le match à onze, mais n’a tout simplement pas réussi à se calmer. C’est uniquement grâce au manque de qualité de Burnley que Raya n’a pratiquement rien eu à faire.
Les efforts offensifs d’Arsenal n’ont plus présenté de danger, à l’exception d’une percée énergique de Gyökeres qui a failli mener à un penalty. Les Gunners ont donc tremblé pendant les dix minutes de temps additionnel, attendant avec impatience le coup de sifflet final. Lorsque celui-ci a enfin retenti, la joie était immense à l’Emirates Stadium. En effet, grâce à cette victoire serrée contre Burnley, il ne manque plus qu’une victoire à Arsenal – lors de la dernière journée (dimanche, 17 h) à l’extérieur contre Crystal Palace – pour décrocher son premier titre de champion depuis 2004.
City est condamné à gagner
Mais les Gunners suivront aussi avec impatience le match de Manchester City mardi soir. Car l’équipe de Pep Guardiola, qui devrait quitter le club, est condamnée à gagner à 20h30 à Bournemouth. Si ManCity ne gagne pas, Arsenal sera déjà hors d’atteinte avant la dernière journée.






