Vaisselle ou œuvre d’art : les coupes de Monza font sensation

0
2

À Monza, les trois premiers recevront des coupes spéciales qui rappellent une pile de vaisselle : voici ce que disent les pilotes à propos de ces trophées

Le Grand Prix d’Italie 2026 à Monza alimente déjà les discussions bien avant le premier rugissement des moteurs – mais moins sur le circuit que sur les réseaux sociaux. En effet, les trois premiers recevront cette année un trophée baptisé « Fragile », conçu par le duo d’artistes italiens vedovamazzei. Visuellement, l’objet se compose de tasses et de bols empilés les uns sur les autres.

Alors que les artistes souhaitent ainsi symboliser le caractère éphémère et fragile du succès, le verdict des fans sur Internet est nettement plus humoristique : les réactions fusent sur les réseaux sociaux.

De nombreux internautes se moquent en disant que le trophée ressemble exactement à la vaisselle sale qui s’empile chez eux dans la cuisine, sur l’évier, lorsque le lave-vaisselle n’a une fois de plus pas été rempli.

Mais qu’en pensent réellement les protagonistes du week-end ? Après tout, ce sont les pilotes qui, dimanche, devront brandir cet ensemble de coupes argentées sur ce qui est sans doute le podium le plus émouvant du monde.

Antonelli a d’abord cru à un faux trophée

Dans le paddock, Kimi Antonelli s’est d’abord montré complètement abasourdi par ce design auquel il faut s’habituer. « Ce truc avec les coupes ? Au début, j’ai cru que c’était un faux, mais j’ai ensuite compris que c’était vrai ! », avoue honnêtement le pilote Mercedes.

Après le choc initial, l’Italien a toutefois apprécié le concept derrière cette sculpture : « J’ai ensuite compris la signification qui se cache derrière : cela symbolise la fragilité de la victoire et le fait qu’il faut sans cesse la reconquérir. »

« J’aime cette idée, et même si la forme est inhabituelle, j’espère vraiment pouvoir mettre la main sur ce trophée dimanche et le ramener chez moi. Ça va être sacrément difficile, mais je vais essayer », déclare Antonelli, qui devra partir en fond de grille en raison d’une pénalité liée au moteur.

Entre question de goût et impatience

Gabriel Bortoleto se montre quant à lui un peu plus réservé. Le Brésilien considère certes ce choix de design hors du commun comme audacieux, mais « Fragile » ne deviendra sans doute pas sa pièce préférée. « C’est quelque chose de complètement différent. Je pense que parfois, oser quelque chose de différent n’est pas si mal », dit-il.

« Mais pour être tout à fait honnête : ce n’est pas mon trophée préféré et il ne correspond pas tout à fait à mes goûts. Mais bon, si je le remporte, je serai quand même aux anges – ne vous méprenez pas ! », sourit Bortoleto. Chez Audi, ce serait toutefois une véritable sensation s’il remportait l’un des trophées dimanche.

La star de Ferrari, Charles Leclerc, ne fait pas non plus nécessairement partie du public cible de l’art sculptural moderne, mais il ne refuserait en aucun cas d’ajouter ce trophée à son palmarès. « En ce qui concerne le trophée : je ne suis pas un grand fan, mais je serais quand même extrêmement heureux de l’avoir dimanche », explique le Monégasque.

« C’est le podium le plus spécial de toute l’année, je brandirai donc le trophée avec joie », a déclaré le pilote Ferrari avant cette course à domicile.

Interrogé sur ce prix supplémentaire inhabituel destiné au pilote en pole position, Leclerc s’est montré à la fois surpris et pragmatique : « Je ne savais absolument rien de cette bague de pole position, mais ça me plaît, j’espère bien la remporter ! Je porte certes déjà une bague très importante à ma main gauche, mais il y a définitivement encore de la place pour une deuxième à la main droite. »

Qu’il s’agisse d’une œuvre d’art, d’une pile de vaisselle de cuisine ou d’un objet de collection : si le champagne coule à flots dimanche, cet amoncellement de vaisselle sera sans doute le plus beau service du monde pour le vainqueur.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici