« Ils m’ont harcelé pendant des années » : Werner évoque la haine dont il a été victime

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Timo Werner a dû faire face à des actes d’hostilité pendant des années. Dans une interview, l’ancien attaquant de la DFB a révélé à quel point les sifflets et les chants injurieux l’avaient affecté.

260 matchs en Bundesliga (102 buts), 87 apparitions en Premier League (12 buts), 57 sélections en équipe nationale allemande (24 buts) et 43 soirées sur la scène de la Ligue des champions (17 buts) : Timo Werner est l’un des attaquants allemands les plus titrés de ces dix dernières années. Il a remporté les plus grands titres au niveau européen avec ses clubs, mais son passage en Allemagne et en Angleterre ne lui a pas laissé que de bons souvenirs. En effet, le joueur de 30 ans a dû faire face à des hostilités répétées pendant des années.

Une simulation qui a tout changé

Dans la mémoire collective des supporters allemands, une simulation de Werner en décembre 2016, lors du match contre Schalke 04 (2-1), est restée gravée dans les esprits. Âgé alors de 20 ans, il portait le maillot du RB Leipzig et, dès lors, a été accueilli dans les stades par des huées et des chants injurieux provenant des tribunes. « En Allemagne, j’ai beaucoup souffert parce que j’avais simulé une fois. Après ça, ils m’ont harcelé pendant des années », a déclaré Werner dans le podcast « The Late Run ».

Après une saison 2019/20 fabuleuse, avec 28 buts en 34 matchs de Bundesliga, ce natif de Stuttgart a ensuite rejoint le FC Chelsea, avec lequel il a brandi la Coupe d’Allemagne une saison plus tard. Mais même en Angleterre, Werner a continué à rencontrer des difficultés : « À Chelsea, c’était similaire. J’ai raté quelques occasions et après ça, ils s’en sont pris à moi. »

Et cet ancien jeune prodige, qui a dû faire face très tôt à ce genre d’hostilité, n’est pas resté indifférent face à ces réactions des supporters : « J’ai vécu beaucoup de moments difficiles au cours de ma carrière. Il y a eu des moments où j’étais chez moi et où j’étais vraiment au plus bas. » Il s’est demandé : « Mais qu’est-ce qui se passe ? » Peu importait le stade où il se rendait : « Partout, on me siffle », a déclaré Werner. « Ils chantaient des chansons à mon sujet, inventaient sans cesse des histoires – c’était vraiment dur. »

Les hostilités dépassaient les limites du stade

Pour Werner, ces expériences négatives ont même dépassé le cadre de son métier de footballeur. « Dans aucune des villes où je me rendais, je ne pouvais pas vivre tranquillement. » Avec le recul, il est fier de la façon dont il a surmonté cette période.

Aujourd’hui, Werner joue pour les San Jose Earthquakes en MLS. Son passage sur la grande scène du football européen, où les choses n’ont pas toujours été faciles pour l’attaquant, est désormais terminé. Au cours de cette saison de MLS, il a disputé 20 matchs et inscrit six buts pour son club.

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