Aleix Espargaró considère qu’une association des pilotes de MotoGP est une idée intéressante – Pourquoi il ne peut toutefois pas s’imaginer y jouer un rôle de premier plan pour le moment
Aleix Espargaró peut en principe s’imaginer s’engager davantage à l’avenir pour défendre les intérêts des pilotes de MotoGP. Diriger une éventuelle association de pilotes, à l’image de celle de la Formule 1, serait tout à fait séduisant pour le pilote d’essai Honda.
À la question de savoir s’il pourrait s’imaginer occuper le poste de président ou de responsable d’une telle association et militer en faveur de changements dans le paddock du MotoGP, Espargaro répond sans détour : « Ce serait en tout cas intéressant. »
« C’est sans aucun doute une mission intéressante. C’est quelque chose que tous les pilotes souhaitent », explique l’Espagnol. Dans le même temps, il précise qu’il existe actuellement une grande différence entre cet intérêt de principe et la prise en charge effective de ce rôle. « Ce serait une tâche très difficile. Et je ne suis pas sûr d’être d’humeur à le faire pour le moment », admet Espargaró.
Le projet Honda est prioritaire pour l’instant
Sa réticence s’explique avant tout par sa situation actuelle. Suite à sa blessure, il a manqué beaucoup de temps sur la moto. C’est précisément pour cette raison que le pilote de 36 ans ne souhaite pas, pour l’instant, mettre de côté son rôle de pilote d’essai chez Honda au profit d’autres missions, mais plutôt se concentrer sur celui-ci.
« Après cette blessure que j’ai subie, j’ai manqué beaucoup de choses. La moto et mon travail sur le projet de développement de Honda m’ont manqué », explique Espargaro. Au cours des deux prochaines années, il souhaite donc avant tout reprendre la piste régulièrement et profiter de sa collaboration avec le constructeur japonais.
« Il me reste encore beaucoup de travail », souligne l’Espagnol. Il n’exclut toutefois pas d’exercer plus tard une fonction de représentant des pilotes. « On ne sait jamais ce que l’avenir nous réserve. »
Espargaro a mis un terme à sa carrière de pilote titulaire en MotoGP fin 2024, avant de rejoindre l’équipe d’essais de Honda. Fort de sa longue expérience, il y contribuera au développement de la RC213V. Honda avait déjà annoncé son recrutement en juillet 2024, soulignant notamment sa grande expérience dans la catégorie reine.
Plus de retour complet en MotoGP
Même s’il souhaite continuer à monter régulièrement sur une moto, Espargaro n’envisage pas de revenir au championnat du monde en tant que pilote titulaire. Sa famille passe avant tout pour lui : « C’est ce qui compte le plus pour moi. »
Par ailleurs, il ne faut pas sous-estimer les exigences du poste de pilote d’essai. « Quand je serai de nouveau en forme physiquement, mon travail pour Honda me prendra beaucoup de temps. Ma famille m’accompagne en Malaisie, où se déroulent de nombreux essais. Cela me suffit amplement », explique le triple vainqueur de Grand Prix.
Le calendrier des courses est de toute façon déjà très exigeant. « Je ne peux pas m’imaginer disputer à nouveau le championnat du monde pendant toute la saison », précise Espargaro.
Association des pilotes de Formule 1 depuis 1961
En ce qui concerne l’idée d’une association de pilotes en MotoGP, une tentative concrète a échoué en 2023. L’ancien pilote de MotoGP Sylvain Guintoli devait prendre la tête de cette nouvelle association. Mais les pilotes n’ont pas réussi à s’entendre sur une ligne commune. Les coûts d’une telle organisation ont également suscité des inquiétudes.
Les sujets d’intérêt commun, tels que la sécurité, le calendrier des courses et les conditions de travail, ne manquent pas. Une représentation organisée de leurs intérêts pourrait aider les pilotes à défendre leurs revendications de manière unie auprès des responsables.
En Formule 1, il existe déjà depuis 1961 une représentation organisée des intérêts des pilotes. Alexander Wurz est le président de la Grand Prix Drivers’ Association (GPDA).







