Après une enquête de près d’un an, Riot Games acquitte Ava “florescent” Eugene, du moins au niveau de l’eSport. La Canadienne avait auparavant été accusée de violences sexuelles.
Riot Games disculpe Ava “florescent” Eugene après des mois d’enquête. Le développeur de Valorant n’a trouvé aucune violation de son propre code de conduite global Esports. L’ancienne joueuse de VCT avait été confrontée en mai 2025 à de graves accusations de violences sexuelles.
Dans une déclaration sur X, Riot parle d’une « affaire personnelle » et évoque l’absence de preuves d’une violation du règlement. Eugene reste donc éligible pour toutes les compétitions de Riot.
Un emoji de larmes de joie au lieu d’une déclaration
Eugene s’était déjà retirée de l’eSport professionnel en avril 2025. Elle n’a toutefois jamais exclu un retour. Auparavant, la Canadienne avait défendu son titre de Gamechangers et était passée à l’équipe européenne Apeks. Mais après un split sans victoire, elle a rapidement fait ses adieux.
Eugène a invoqué des urgences personnelles et familiales ainsi que la pression supplémentaire due à son déménagement en Allemagne. Depuis, elle fait du streaming sur Twitch et ne participe plus que sporadiquement à des tournois semi-professionnels. Elle s’est exprimée sur les accusations dans un document de 13 pages et a rejeté toutes les accusations de violence sexuelle. Elle avait 18 ans au moment des accusations.
Une heure environ après la nouvelle déclaration de Riot, Eugene a posté sur son compte un emoji représentant des larmes de joie. Elle n’a pas réagi de manière plus détaillée – le lien est néanmoins évident et a été confirmé par elle, du moins indirectement.
Comparaisons avec “Sinatraa” dans la communauté
Avec cette décision, Riot Games se voit à nouveau confronté à des comparaisons avec le cas de Jay “Sinatraa” Won. Alors que “florescent” peut revenir sans être suspendu, Won a été exclu en 2021 pour six mois.
A l’époque, Riot avait justifié la sanction par un manque de coopération – un reproche que Won conteste encore aujourd’hui. Dans les deux cas, la question centrale est restée sans réponse. L’éditeur n’a pas été en mesure, ni à l’époque ni aujourd’hui, de fournir une conclusion définitive sur les accusations initiales.
L’affaire actuelle est rendue encore plus explosive par le rôle d’Eugene dans le milieu. En tant que l’une des personnalités transféminines les plus visibles de l’eSport Valorant et première joueuse du VCT, le débat dépasse depuis longtemps le cadre des accusations.






