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Verstappen défend sa manœuvre au départ : « Sinon, la course aurait été terminée »

Max Verstappen explique son incident controversé au départ avec Lewis Hamilton et pourquoi il a dû céder sa position malgré ses convictions

Max Verstappen a tiré le maximum de sa Red Bull en terminant deuxième lors de la première course de Formule 1 sur le circuit de Madri. Le Néerlandais a toutefois dû céder une place à Lewis Hamilton en début de course, perdant ainsi de fait deux places. Verstappen n’était pas d’accord avec cette décision, mais il savait qu’il risquait sinon une pénalité de temps.

« Que veux-tu que je fasse ? S’ils me disent que je dois le faire, alors je le fais », a expliqué Verstappen après la course. Son ingénieur de course, Gianpiero Lambiase, lui avait ordonné de laisser repasser Hamilton. Comme Kimi Antonelli se trouvait à ce moment-là entre Verstappen et Hamilton, cela signifiait concrètement céder deux places.

Verstappen est convaincu qu’un refus n’aurait pas été envisageable. « Si je ne l’avais pas fait, j’aurais écopé d’une pénalité. Pas question », a déclaré le pilote Red Bull.

Verstappen estime néanmoins avoir eu raison

Dans la scène décisive du premier tour, Verstappen ne se considère toutefois pas comme responsable. Le pilote Red Bull explique que Hamilton a perdu le contrôle de sa voiture en franchissant les vibreurs et qu’il est ensuite revenu sur la piste.

« J’aurais subi des dégâts au départ si j’étais resté sur la piste. La victoire n’aurait alors plus été possible. C’est aussi simple que ça », déclare Verstappen.

Il dit avoir simplement suivi sa propre trajectoire dans le premier virage. Hamilton, en revanche, aurait tenté de dépasser les deux voitures qui le précédaient et aurait ainsi heurté le vibreur. « Lewis s’est lancé à la poursuite des deux premiers pilotes et a heurté le vibreur. Il est simplement revenu sur la piste et c’est pour cela que j’ai dû sortir de la piste », explique Verstappen.

Pour lui, cette manœuvre d’évitement était nécessaire pour éviter une collision. « Si j’étais resté là, j’aurais certainement eu un contact. Ma course aurait alors pu s’arrêter dès le deuxième virage. C’est pourquoi je suis content que nous en soyons là où nous en sommes. »

« Nous n’avions pas le rythme de Kimi »

Malgré ce podium, Verstappen ne voulait pas que cette deuxième place soit interprétée comme la preuve d’une réelle chance de victoire pour Red Bull. « Nous avons tiré le meilleur parti du résultat et avons probablement eu un peu de chance, bien sûr en raison de la situation malheureuse de Lando », dit-il.

Face à Antonelli, Red Bull n’avait tout simplement pas la vitesse nécessaire. « Je n’avais pas le rythme de Kimi et certainement pas celui de Lando », précise Verstappen. La deuxième place est donc un bon résultat, mais il manque encore quelque chose pour mener une véritable lutte pour la victoire.

Le fait que Verstappen ait été à moins d’une seconde derrière Antonelli par moments dans la dernière partie de la course a donné une fausse impression. « On aurait peut-être pu avoir l’impression que nous étions en lutte pour la victoire. Mais cela tenait plutôt au fait que Kimi était ralenti par Charles », explique Verstappen.

Dès qu’Antonelli a eu la voie libre, le pilote Mercedes a de nouveau creusé l’écart. Dans le même temps, Verstappen a dû se défendre face à la pression exercée par Lando Norris derrière lui. De toute façon, les dépassements étaient difficiles sur le circuit de Madri.

Red Bull ne peut pas poursuivre le développement à sa guise

Verstappen estime donc que Red Bull reste nettement à la traîne par rapport au peloton de tête. « C’est la seule chose que nous pouvons faire pour l’instant », déclare-t-il, en vue de tirer le maximum de chaque week-end et de profiter occasionnellement de la malchance des autres.

Dans le même temps, l’équipe doit continuer à améliorer l’ensemble de son package. « À présent, nous devons renforcer notre package, notre package global, afin de pouvoir réellement nous lancer dans une éventuelle lutte pour la victoire. »

Le problème : Red Bull ne dispose plus que de possibilités limitées en matière de développement. En raison du plafond budgétaire, l’équipe ne peut pas simplement maintenir le rythme de développement de la première moitié de la saison. Laurent Mekies avait déjà admis que le contexte financier limitait la poursuite du développement.

Verstappen avait par ailleurs déjà déclaré à Monza que, même si quelques mises à jour devaient encore être apportées à la voiture de 2026, l’attention en coulisses se portait déjà sur 2027.

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