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Un podium 100 % britannique à Barcelone : combien de fois y a-t-il déjà eu des podiums nationaux ?

À Barcelone, trois Britanniques sont montés sur le podium : Lewis Hamilton, George Russell et Lando Norris. Il s’agissait du premier podium « 100 % britannique » depuis 43 ans

Lewis Hamilton (Ferrari), George Russell (Mercedes) et Lando Norris (McLaren) ont créé, lors du Grand Prix de Formule 1 de Barcelone, un fait statistique qui ne s’était plus produit depuis 43 ans : les trois pilotes sur le podium étaient tous originaires du même pays, en l’occurrence la Grande-Bretagne.

En effet, il faut remonter jusqu’en 1983 pour voir un podium entièrement composé de pilotes d’un même pays : à l’époque, trois Français, Patrick Tambay, Alain Prost et René Arnoux, étaient montés sur le podium lors de la course d’Imola.

Dans notre galerie photos, nous souhaitons revenir sur les autres occasions où ce « clean sweep » s’est produit sur le podium. Spoiler : l’Allemagne n’y est pas encore parvenue à ce jour.

Au total, seules trois nations ont réussi à atteindre cette particularité statistique, quatre si l’on tient compte d’une subtilité bureaucratique : l’Indy 500, qui fausse souvent les statistiques de Formule 1 des années passées.

En effet, de 1950 à 1960, cette course comptait officiellement pour le Championnat du monde des voitures de course, mais en réalité, aucun « véritable » pilote de Formule 1 n’était au départ. Mieux encore : à l’époque, le peloton était généralement composé UNIQUEMENT d’Américains. Il n’est donc guère surprenant que, pendant toutes les années où la course comptait pour le championnat du monde, seuls des Américains aient occupé le podium.

Si l’on exclut de ces statistiques ces courses purement sur circuit ovale, le club très fermé des triples vainqueurs se réduit considérablement, passant de 29 à 18.

En dehors du « pot de pâtes » d’Indianapolis, ce sont historiquement trois nations en particulier qui ont dominé la Formule 1 par moments de manière si écrasante qu’il ne restait plus de place sur le podium pour le reste du monde : l’Italie, la France et la Grande-Bretagne.

Dans les toutes premières années de la Formule 1, l’Italie était la superpuissance incontestée — du moins lorsque le prodige argentin Juan Manuel Fangio laissait une chance aux autres. Ce sont également les Italiens qui sont à l’origine d’une autre curiosité statistique concernant les places sur le podium, car lors de la finale de la saison à Monza en 1950, pas moins de quatre Italiens se sont classés parmi les trois premiers.

La solution de cette énigme : Alberto Ascari a subi une panne de moteur sur sa propre Ferrari. Conformément au règlement de l’époque, il a toutefois été autorisé à prendre le volant de la voiture de son coéquipier Dorino Serafini. Ascari a propulsé la voiture à la deuxième place derrière Farina. Conséquence logique : Ascari et Serafini ont tous deux été classés deuxièmes et se sont partagé les points en bons frères.

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