Comme prévu, l’Atalanta Bergame s’est renforcée avec Maurizio Sarri et s’est assurée les services à long terme de ce gourou de l’entraînement au caractère bien trempé. L’espoir qui se cache derrière cette décision est évident : il s’agit enfin de renouer avec le succès chez « La Dea ».
Il était évident qu’il serait difficile de trouver un successeur à la hauteur après le départ de Gian Piero Gasperini, garant du succès. Après le départ de l’homme qui avait mené « La Dea » à plusieurs reprises en Ligue des champions et à la victoire en Ligue Europa en 2024 (3-0 contre Leverkusen), les dirigeants de l’Atalanta Bergame avaient tenté leur chance avec Ivan Juric et Raffaele Palladino.
Alors que le premier a pratiquement échoué sur toute la ligne, le second a récemment réussi à redresser la barre et a tout de même qualifié les Bergamasques pour la Ligue Europa Conférence avec une moyenne de 1,7 point par match lors de ses 27 rencontres de Serie A (13 victoires, sept nuls, sept défaites).
Sarri, l’obstiné expérimenté
Trop peu toutefois pour les dirigeants de l’Atalanta, raison pour laquelle, ces derniers temps et a fortiori après le deuxième départ de la Lazio en l’espace de deux ans, nul autre que Maurizio Sarri s’était imposé comme la solution idéale.
Ce lundi, le gourou de la tactique a donc signé son contrat à long terme (jusqu’au 30 juin 2029) et devrait prendre la relève de Gasperini, désormais à la tête de l’AS Rome, dont l’empreinte reste encore très présente.
Avec Sarri, les Lombards, dont le directeur sportif est Cristiano Giuntoli (2015 à 2018), qu’ils connaissent depuis leur passage commun à Naples, misent en tout cas sur une expérience considérable : plus de 800 matchs professionnels en tant qu’entraîneur sur le banc, un titre en Ligue Europa avec Chelsea (2019), un Scudetto avec la Juventus (2020) et trois saisons consécutives au cours desquelles il a battu le record de points du SSC Naples (2016 à 2018) parlent d’eux-mêmes.
Mais il faut aussi reconnaître que les choses ne se sont pas bien passées pour Sarri, fumeur invétéré surnommé « Mister 33 », après sa première démission en 2024 à la Lazio (9e place). Et que le « Commandante » est connu pour avoir des opinions bien arrêtées et pour tirer lui-même la sonnette d’alarme en cas d’échecs. C’est d’ailleurs ce qui s’est passé récemment à Rome, où, en raison de restrictions de transfert, il n’a pas pu constituer son effectif comme prévu et a donc, après avoir déjà menacé de partir, annoncé son « Ciao » à la fin de la saison.

