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Test de 30 heures en WEC avec obstacles pour Alpine A424_Beta, plans IMSA !

Le bolide LMDh d’Alpine rencontre des problèmes lors d’un test de 30 heures, mais parvient à parcourir 5 000 kilomètres – Le deuxième châssis est prêt, mais la filiale de Renault l’admet : le temps est compté

L’Alpine A424_Beta a été soumise pour la première fois à un véritable test d’endurance. Après que Mick Schumacher ait fait sensation lors d’un test à la mi-octobre, le programme français s’était d’abord fait discret, d’autant plus que l’on faisait ses adieux à l’année de transition LMP2 aux 8 Heures de Bahreïn.

Maintenant, il y a du nouveau, puisque l’hypercar au règlement LMDh a effectué son premier vrai test d’endurance à Motorland Aragon. En 30 heures, 5.027 kilomètres ont été parcourus. Au Motorland Aragon, les 24 heures du Mans sont simulées, les virages 12 à 15 étant omis.

Dans un communiqué de presse très honnête, Alpine avoue ne pas avoir atteint son objectif de 5.400 kilomètres. Les essais ont été « brièvement interrompus » par une crevaison, des problèmes de turbo, des fuites d’huile et d’eau. L’équipe n’est pas non plus entièrement satisfaite de la performance.

« Toute l’équipe est heureuse d’avoir atteint ce kilométrage pour notre premier test longue distance », déclare Bruno Famin, directeur d’Alpine Motorsport. « L’objectif principal de ce test était de tester la fiabilité et de rechercher les points faibles. Nous en avons trouvé quelques-unes auxquelles nous devons maintenant nous attaquer ».

Et cela doit se faire rapidement, reconnaît-il : « Le temps presse : il reste 100 jours avant le début de la saison au Qatar et nous avons encore beaucoup de travail à faire, tant au niveau de la fiabilité que, plus encore, de la performance ».

Outre les tests de fiabilité, les pneus ont également fait l’objet d’une attention particulière. Alors que les essais précédents s’étaient déroulés par des températures estivales, les séances de nuit ont permis d’acquérir de l’expérience par des températures basses à un chiffre.

« Nous avons simulé toute une série de séquences de course, y compris le départ, le Safety-Car et le Full-Course-Yellow », explique le chef d’équipe Signatech Philippe Sinault. « De cette manière, tous les participants ont pu se familiariser avec les procédures. Ce type d’entraînement est très important pour tout le monde dans l’équipe. « 

Préparation à l’entrée en IMSA

En même temps, Signatech et Alpine ont reçu leur deuxième châssis d’Oreca. Celui-ci a curieusement été envoyé immédiatement aux Etats-Unis, où des essais en soufflerie étaient au programme, et ce pour l’IMSA.

Le groupe Renault est intéressé par l’IMSA SportsCar Championship car il souhaite revenir sur le marché américain en 2027 – avec la marque Alpine. Aucun programme IMSA n’est prévu pour 2024, mais d’un point de vue marketing, une participation en amont du retour sur le marché américain pourrait avoir du sens.

En octobre déjà, Famin a confirmé que le constructeur était en contact avec Meyer Shank Racing – l’équipe récemment abandonnée par Acura après le scandale de la pression des pneus aux 24 Heures de Daytona.

Les essais d’Alpine se poursuivront en décembre à Portimao

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