Alors que le premier adversaire de l’Italie en Ligue des Nations a déjà trouvé un nouvel entraîneur – la Belgique a engagé Mark van Bommel –, la recherche d’un entraîneur pour les Azzurri s’avère un peu plus compliquée. Même la « solution de secours » Andrea Pirlo vacille soudainement.
L’euphorie s’est rapidement dissipée. L’Italie venait à peine de se familiariser avec le nouveau duo de responsables sportifs, Paolo Maldini et Leonardo, et se berçait de rêves de titre mondial, lorsque des discussions ont finalement été engagées avec Pep Guardiola et Carlo Ancelotti en vue de leur nomination au poste de commissario tecnico. Tous deux ont poliment décliné l’offre.
Aucune performance particulière en tant qu’entraîneur jusqu’à présent
Il ne restait plus que le troisième choix sur la liste des candidats : Andrea Pirlo. Il ne faut pas avoir beaucoup d’imagination pour comprendre la réaction méfiante suscitée par cette nouvelle, quand on sait qu’au lieu de voir Pep ou Carletto prendre les rênes, c’est finalement une figure issue de la masse des entraîneurs qui devrait prendre la relève. Le charisme de Pirlo, hérité de sa carrière de joueur, ne fait aucun doute, mais son parcours d’entraîneur ne comporte guère d’événements marquants. Au cours des quatre dernières années, il a entraîné Karagümrük, la Sampdoria (en deuxième division) et, actuellement, le FC United à Dubaï.
Pirlo a fait ses débuts à la Juventus et avait été présenté par le président de l’époque, Andrea Agnelli, comme « l’élu » et « notre Guardiola ». Une prophétie qui n’a pas encore été réalisée. Ce scénario rappelle dangereusement l’année dernière, lorsque le chef de délégation Gianluigi Buffon avait engagé son coéquipier champion du monde Gennaro Gattuso ; tout le monde sait désormais où ce projet a mené. L’opinion publique et les responsables politiques ont déjà rejeté le projet avant même que Pirlo n’ait apposé sa signature sur le contrat prévu jusqu’en 2030. Cela devrait se faire cette semaine – bien sûr non sans quelques obstacles, ce serait tout de même trop facile pour les Azzurri.
Un échec est encore possible
Le président de la fédération, Giovanni Malago, qui avait en réalité relégué Pirlo au fin fond de son catalogue, souhaite d’abord vérifier si la collaboration de Pirlo avec un grand opérateur de paris russe ne pourrait pas constituer un obstacle à son embauche. Pirlo s’est rendu à Moscou il y a seulement deux mois pour un événement de relations publiques, le propriétaire du FC United détenant des intérêts économiques dans cette société de paris. Malago craint des complications futures et une atteinte à l’image politique, contrairement à Maldini et Leonardo, car Pirlo peut résilier unilatéralement les deux accords en cours, et ils « partagent la vision du projet d’avenir », comme l’a expliqué Maldini.
Un concept qui devrait s’orienter davantage vers des structures peu rigoureuses que vers la figure de l’entraîneur. Il se pourrait donc que la présentation officielle soit reportée de quelques jours, voire qu’elle échoue de manière inattendue. Il faudrait alors tout recommencer depuis le début, la recherche repartirait à zéro – et ne serait certainement pas plus facile. Il reste d’ailleurs encore largement le temps jusqu’au prochain match à domicile, fin septembre, pour le coup d’envoi de la Ligue des Nations contre la Belgique, qui a d’ailleurs déjà nommé un nouvel entraîneur en la personne de Mark van Bommel, ancien joueur professionnel et entraîneur de la Bundesliga. Ça peut aussi être simple comme ça.

