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Le président de l’AFA rassure les supporters : « Ne vous laissez pas influencer par les mensonges »

L’Argentine s’est-elle fait voler le titre de championne du monde ? Dans le pays du vice-champion du monde, des théories du complot tenaces persistent. Le président de la fédération, Claudio Tapia, a tenté de calmer les esprits.

La Coupe du monde 2026 a également été marquée par la méfiance. Ce scepticisme a notamment été suscité par l’inexplicable grâce accordée à l’Américain Folarin Balogun. La présidente de la fédération norvégienne, Lise Klaveness, a entre-temps annoncé son intention de déposer une plainte officielle auprès de la FIFA. Elle ne souhaite pas ignorer l’ingérence du président américain Donald Trump, a-t-elle déclaré dans une interview accordée au Times britannique. Mme Klaveness a critiqué les responsables de la FIFA et les a accusés de vouloir étouffer l’affaire.

L’Argentine a également fait l’objet d’un regard méfiant tout au long de la Coupe du monde. On n’a cessé de répéter que le champion du monde de 2022 avait été favorisé afin de permettre à Lionel Messi de remporter une deuxième Coupe du monde. Sur les réseaux sociaux, le nom du pays a été dénigré en « VARgentina ».

Au grand dam de Rodrigo de Paul, qui s’est défendu après la défaite en finale. Les détracteurs de l’Argentine auraient « diffusé tout au long de la Coupe du monde des théories du complot infondées afin d’apaiser la douleur de ceux qui n’ont pas pu vivre ce que tous les Argentins ont vécu », a-t-il écrit sur Instagram.

La défaite en finale a pour ainsi dire déclenché une riposte : en Argentine, l’opinion selon laquelle la victoire en Coupe du monde aurait été volée à l’Albiceleste s’est répandue. Une pétition lancée par des supporters pour demander la reprise de la finale a recueilli jusqu’à présent 81 000 signatures. La plupart ont imputé cette défaite plus que méritée à l’arbitre Slavko Vincic, mais des raisons bien plus étranges ont également été avancées. « Il ne manquait plus que l’invasion secrète d’extraterrestres », a raillé à ce sujet le journal espagnol Marca.

La demande de Tapia : « Ça suffit »

On a par exemple également affirmé que le président de l’AFA, Claudio Tapia, avait été arrêté par le FBI aux États-Unis en raison d’opérations financières de la fédération, ce qui s’est avéré faux. Tapia a désormais également précisé que le titre de champion du monde n’avait pas été volé à l’Argentine. « Nous n’avons pas pu battre l’Espagne. Ils étaient supérieurs, ils ont mérité leur victoire, et nous devons le reconnaître », a déclaré l’homme de 58 ans. « Dans le sport, on apprend aussi à accepter les défaites avec la même dignité que celle avec laquelle on célèbre les victoires. »

Les supporters ne devraient pas « se laisser influencer par des mensonges ou des intrigues qui ne visent qu’à déstabiliser », a ajouté Tapia. « Cessez de vous retourner contre ceux qui ont tant donné pour notre football. Aujourd’hui, il est temps de dire merci, de montrer notre soutien et de rendre hommage à ces joueurs qui, une fois de plus, ont tout donné pour le maillot. »

Les statistiques corroborent au moins l’impression de Tapia. Le rapport des tirs au but était par exemple de 20 à 2 en faveur de l’Espagne, tandis que la possession de balle s’élevait à 65 %. La valeur xG était de 1,62 contre 0,34 en faveur des Ibériques. « Bien sûr, nous aurions aimé gagner, mais il faut accepter le résultat », avait immédiatement admis l’entraîneur argentin Lionel Scaloni après le match, reconnaissant cette défaite méritée.

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