Le Bayern est arrivé à Paris et s’est préparé à la prochaine tâche herculéenne. L’entraîneur Vincent Kompany donne le ton avant le match aller des demi-finales de la Ligue des champions.
Les lumières ne sont pas encore très voyantes autour du Parc des Princes à Paris, le grand feu d’artifice ne devrait avoir lieu que mardi soir, lorsque le FC Bayern se rendra chez le champion en titre, le PSG, pour le match aller des demi-finales. Les Munichois se sentent préparés et inspirés. La victoire 4:3 à Mayence aurait difficilement pu être plus émotionnelle.
La Bundesliga, gagnée depuis longtemps, n’est plus qu’un lointain souvenir, seule compte la Königsklasse. Le grand rêve de tous les joueurs, en particulier de ceux qui n’ont pas encore eu ce plaisir, contrairement à Manuel Neuer ou Joshua Kimmich. Harry Kane, par exemple, qui n’avait rien gagné depuis des années, parlait déjà de la fameuse coupe de l’anse dans ses premiers cours d’allemand. Aujourd’hui, la finale est à nouveau en vue, comme il y a deux ans sous Thomas Tuchel, lorsque l’obstacle du Real Madrid en demi-finale était trop élevé.
Contrairement à l’année dernière, le Bayern est dans le flow
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Cette fois-ci, le Rekordmeister a déjà dépassé les royaux, le PSG représente probablement un défi encore plus grand sur le plan sportif. Mais contrairement à 2024, le Bayern de Kompany a grandi, est en meilleure santé et se trouve dans un flow qui offre en fait les meilleures conditions. Neuf victoires consécutives sont une chose, la domination et le sens du but en sont une autre.
« Paris est le plus grand défi, mais nous aimons les défis », dit l’entraîneur Vincent Kompany lundi, environ 25 heures avant le coup d’envoi de ce match aller qu’il passera dans les tribunes, suspendu pour cause de jaune. « Où je suis assis ? Quelque part dans le stade, je ne connais pas encore très bien. »
Il – ou l’entraîneur de transition Aaron Danks – misera à Paris sur son meilleur onze actuel, avec Jamal Musiala à la place de Serge Gnabry, blessé, et les dix autres qui ont récemment éliminé le Real Madrid.
Le drive est différent de celui de l’année dernière, où un FCB ébranlé avait échoué en quart de finale contre le futur finaliste, l’Inter. Kompany ne veut de toute façon plus regarder en arrière, il s’agit de l’ici et maintenant, et là, le Belge semble toujours aussi convaincu. « Nous avons faim », assure-t-il. « Nous voulons ce qu’ils ont ». Donc le titre de la Ligue des champions du PSG, tenant du titre.
Le Bayern est encouragé par tout le déroulement de la saison, les hommes de Kompany ont gagné à Paris (2-1) et pour la première fois depuis 25 ans à Madrid (2-1). « Nous avons fait beaucoup de pas. Paris est toujours le vainqueur de la Ligue des champions, mais s’il y a une équipe qui peut aborder ce duel, c’est peut-être nous. C’est aussi celle qui le veut le plus. Nous voulons ce match. Il est important que tout le monde le comprenne. Nous ne voulons pas l’éviter. »
Seul lui devra alors prendre un autre chemin, du moins mardi, quelque part dans les tribunes. En grinçant des dents ou en tapant du poing, le suspense reste entier.

