La Suisse a célébré une victoire historique en battant la Colombie (4-3 aux tirs au but) en huitièmes de finale de la Coupe du monde. Ce succès est notamment dû au gardien Gregor Kobel, qui a d’ailleurs été particulièrement mis à l’honneur après le match.
« On ne saurait trop souligner ce que cela représente pour un si petit pays que de figurer parmi les huit meilleurs dans un sport d’une telle envergure », a déclaré Gregor Kobel après ce match contre la Colombie, qui n’était pas forcément de très haut niveau, mais d’autant plus dramatique. « C’est indescriptible, c’est une sensation incroyable qui vous remplit de fierté », a poursuivi le joueur de 28 ans.
Pour la Suisse, ce fut le couronnement d’un match qui s’est longtemps joué sur le fil du rasoir et au cours duquel les deux équipes ont eu des occasions de l’emporter. « Ce n’était pas un match facile, c’est un adversaire coriace, ils jouent de manière très physique, avec beaucoup de fautes. Et même si nous avions déjà joué ici, on avait l’impression d’être en déplacement », a expliqué Kobel.
Kobel : « Je n’ai pas connu de hauts et de bas »
C’est notamment son sang-froid qui l’a aidé lorsque la tension est montée d’un cran lors de la séance de tirs au but, a-t-il raconté. « Je dois dire que j’étais relativement dans l’instant présent et que je n’ai pas connu de hauts et de bas », a déclaré le gardien de Dortmund. La seule exception a été son arrêt décisif face à Cucho Hernandez : « Ça a été un moment énorme quand j’ai arrêté ce penalty. Voir la joie des gars… Ce genre d’émotions, on ne les trouve nulle part ailleurs. »
Dans l’ensemble, Kobel s’est toutefois montré très confiant tout au long de la séance de tirs au but, notamment parce qu’il connaissait ses propres atouts. « J’avais une grande confiance dans les gars, dans leur capacité à tirer les penalties, mais aussi dans mes propres capacités, bien sûr. » Kobel a donc reçu de nombreux éloges de la part de ses coéquipiers, notamment de Dan Ndoye : « En général, ce n’est pas facile de marquer contre lui. Mais lors d’une séance de tirs au but, c’est encore plus difficile, car il ne laisse pas beaucoup d’espace. Nous sommes vraiment heureux de l’avoir dans notre équipe. »
Akanji fait son autocritique : « Mon penalty était catastrophique »
Le bilan de Manuel Akanji, qui a tiré au-dessus du but en tant que sixième tireur, s’est avéré un peu plus mitigé. « Mon penalty était catastrophique. J’ai changé d’avis au dernier moment. Je voulais en fait tirer en haut à gauche, mais je l’ai vu plonger trois fois de ce côté-là, dont une fois lors de mon tir. C’est pourquoi j’ai alors décidé de viser le centre. Mais comme on le sait, lors d’une séance de tirs au but, ça ne marche pas », a déclaré le défenseur, avant d’annoncer : « Je pense que c’était mon dernier penalty. »
Par cette déclaration, Akanji a également fait allusion aux mauvaises expériences qu’il avait déjà vécues lors des tirs au but à l’Euro 2024. À l’époque, face à l’Angleterre, il avait été le premier tireur suisse à rater son tir – et finalement le seul, ce qui avait signifié l’élimination des Suisses. À Vancouver, cependant, Akanji a finalement pu sourire malgré tout et même rêver un peu : « Il est encore trop tôt pour parler du titre de champion du monde. Mais il n’est pas loin. »

