En raison d’irrégularités financières, les Girondins de Bordeaux ont été relégués en sixième division. Une demande de réintégration a désormais été rejetée par la Fédération française de football (FFF) : ce club de tradition risque donc définitivement la faillite.
Des champions du monde tels que Zinedine Zidane, Bixente Lizarazu ou Didier Deschamps ont joué aux Girondins de Bordeaux ; des professionnels allemands comme Klaus Allofs, Manfred Kaltz ou Dieter Müller ont également été attirés par la célèbre ville viticole au bord de la Garonne. Ce club, vieux de plus de 100 ans, compte parmi les plus grands groupes de supporters de France ; il a été sacré six fois champion de France et quatre fois vainqueur de la Coupe de France, et s’est qualifié en 1996 pour la finale de l’ancienne Coupe UEFA. Il s’était toutefois incliné face au FC Bayern de Munich (0-2 ; 1-3).
C’était il y a longtemps ; le présent est sombre et pourrait bien devenir complètement désespéré : en effet, suite à une décision prise jeudi soir par la Fédération française de football (FFF), ce club riche en traditions est menacé d’une chute définitive. Le Comité exécutif (Comex) de la FFF a rejeté la réintégration des Girondins dans les championnats nationaux ; Bordeaux reste donc relégué de force en sixième division, la Régionale 1.
C’est vers cette division que les Girondins de Bordeaux avaient été relégués de force en juillet par la Direction nationale de contrôle et de gestion (DNCG) en raison d’irrégularités financières. Le club n’a pas accepté cette décision, et des pressions ont également été exercées par le monde politique et une partie de l’opinion publique. Même la ministre française des Sports, Marina Ferrari, est intervenue et a déposé une demande auprès de la FFF pour savoir si les Girondins de Bordeaux ne pourraient pas être admis en Ligue Nationale 2 – la quatrième division française. Mais la fédération est restée inflexible et a rejeté la demande.
« Pas de plan de redressement détaillé » et « des documents superficiels »
Selon L’Équipe, la FFF ne dispose toujours pas d’un « plan de redressement détaillé » ; il est même question de « documents superficiels ». « La FFF a pour mission de garantir l’équité et l’égalité de traitement entre les clubs, qu’ils soient grands ou petits », a déclaré la fédération. « La réintégration de Bordeaux aurait constitué une décision arbitraire et aurait signifié la fin de la crédibilité de la DNCG indépendante ainsi que de nos règlements. »
Pour les Girondins de Bordeaux, le refus de leur réintégration dans le championnat national constitue un nouveau revers – et peut-être un revers décisif. En effet, la faillite et, par conséquent, la menace d’une liquidation judiciaire du club se profilent désormais dangereusement à l’horizon.

