Pierre-Emile Höjbjerg a mis un frein aux intentions de l’Olympique de Marseille de le vendre à Newcastle United. La direction du club n’a pas apprécié et a réagi en lui retirant le brassard de capitaine.
Pierre-Emile Höjbjerg n’est plus capitaine de l’Olympique de Marseille. Une destitution qui s’inscrit dans un contexte particulier.
En effet, un transfert de Höjbjerg vers Newcastle United, orchestré et planifié par le club de Ligue 1, avait échoué en début de semaine, car le milieu de terrain de 31 ans aurait refusé de signer un contrat de trois ans proposé par les Magpies. Cette décision a profondément déplu au propriétaire du club, Frank McCourt, car les deux clubs se seraient auparavant mis d’accord sur un transfert d’un montant de huit millions d’euros, plus deux millions d’euros de primes.
L’OM sous pression financière
La vente envisagée de l’international danois s’explique par les obligations de l’OM vis-à-vis de la DNCG, l’autorité de contrôle financier du football professionnel français, qui impose de réduire drastiquement la masse salariale afin de pouvoir ensuite enregistrer le contrat d’un ou plusieurs nouveaux joueurs.
L’économie réalisée sur le salaire de Höjbjerg, qui percevrait environ six millions d’euros par an, soit le salaire le plus élevé du club, allégerait le budget du club – et, invoquant l’intérêt du club, McCourt n’a pas pu comprendre le refus de Höjbjerg.
Weah est le nouveau capitaine – Genesio s’y résigne
Avant le match amical contre l’Atlético Madrid (1-2) vendredi soir, une surprise est apparue sur la feuille de match : suite à une intervention de la direction du club, Höjbjerg n’y figurait pas en tant que capitaine ; le brassard lui a été retiré et confié à Timothy Weah, alors que le Danois l’avait toujours porté lors des préparatifs précédents.
Bruno Genesio a commenté cette décision après le match lors d’une interview : « Cette décision m’a été imposée par la direction du club », a déclaré l’entraîneur. « Pour être tout à fait honnête – et je le serai –, je ne partage pas cette décision. Mais je suis un salarié et je dois respecter certaines obligations. C’est ainsi, donc nous avons fait comme ça. »

