Le « Galactico » inconnu que le président du Real Madrid, Florentino Perez, a dans le collimateur, est connu depuis mardi soir : Julian Alvarez, de l’Atlético, le rival madrilène. L’offre de 150 millions d’euros de Perez a été immédiatement rejetée sans ménagement – et pourtant, le septuagénaire a peut-être obtenu exactement ce qu’il voulait.
Ces dernières semaines, l’effervescence régnait à Madrid, où le Real n’avait plus connu de campagne électorale depuis 20 ans. Le président Florentino Perez a très tôt mis en avant le retour de José Mourinho, ainsi que les transferts d’Ibrahima Konaté et, probablement, de Denzel Dumfries. Son challenger, Enrique Riquelme, a surtout promis, en cas de victoire, le recrutement d’Erling Haaland.
Certaines sources pensent toujours que Perez souhaite en réalité recruter Olise
Si le président sortant a pu conserver son poste, c’est peut-être aussi parce que, dans cette surenchère de promesses, Perez a misé sur une offre de 150 millions d’euros pour un joueur de la catégorie « Galactico ». Les médias se sont rapidement lancés dans des recherches et des conjectures, et ils ont vite abouti – Perez ayant exclu tout joueur de Premier League – à Michael Olise, du Bayern.
Le Français avait toutefois déjà été déclaré intransférable par Munich lors de la visite de Mourinho pour la Coupe d’Allemagne, et Perez a affirmé publiquement que son offre prévue ne concernait pas du tout Olise. Mais est-ce vraiment le cas ? Certaines sources continuent d’affirmer le contraire.
Mardi soir, une source assez crédible a alors désigné Julian Alvarez, de l’Atlético, à savoir le Real lui-même – et de manière tout à fait officielle. Via ses canaux numériques, le club le plus titré d’Espagne a annoncé avoir fait une offre pour l’attaquant de son rival madrilène, d’un montant de 150 millions d’euros. L’Argentin était donc le mystérieux « Galactico » de Perez. Ou pas ?
Le fait que le Real ait également annoncé dans son communiqué que l’Atlético avait rejeté l’offre soulève quelques questions. D’une part, la forme même de cette communication est inhabituelle ; d’autre part, elle a valu aux Merengues de nombreuses railleries sur les réseaux sociaux des Rojiblancos, qui se sont moqués du Real tant décrié (« Nous n’avons examiné aucune offre pour Julian » ; « Vous nous faites rire »), le remplaçant une nouvelle fois et donnant à son offre coûteuse une image plutôt embarrassante aux yeux du public.
A-t-il déjoué son rival de toujours ?
L’Atlético et les railleries sur les réseaux sociaux – ça nous rappelle quelque chose, non ? Il y a quelques semaines, on s’en était déjà pris avec une virulence similaire à Barcelone, qui avait également fait une offre – nettement inférieure – pour Alvarez. En riposte, les Rojiblancos ont par exemple « offert » des billets pour un concert de Bad Bunny à Lamine Yamal, déjà photographié sous le maillot de l’Atlético.
Le Real a donc pu pressentir ce qui le menaçait, du moins dans le monde numérique – et a peut-être même délibérément exploité la situation. Grâce à cette manœuvre, Perez a d’une part tenu sa parole de manière très médiatisée concernant son offre annoncée de 150 millions d’euros. D’autre part, il a probablement fait grimper le prix de la plus grande cible de transfert du Barça, qui renforcerait considérablement les Catalans, à un tel point qu’on peut désormais supposer qu’Alvarez restera à l’Atlético. D’une pierre deux coups, même si l’on a soi-même pris un coup.
Pour Perez, c’est un coup supportable, car le rusé promoteur immobilier est de toute façon sorti gagnant : même face à un concurrent, il a été reconduit dans ses fonctions par les membres du Real.

