Un membre de la génération Z sur cinq suit régulièrement l’e-sport – et beaucoup s’intéressent également aux sports traditionnels. Une étude internationale apporte un nouvel éclairage sur le comportement de ce jeune public.
L’e-sport n’est plus depuis longtemps un phénomène de niche. À l’échelle mondiale, environ 400 millions de personnes de la génération Z suivent régulièrement les compétitions de jeux vidéo. C’est la conclusion d’une étude conjointe menée par ESL FACEIT Group, Hero ESports et Niko Partners.
Dans le cadre de cette étude, 8 000 fans d’e-sport âgés de 13 à 30 ans ont été interrogés en mai 2026 en Allemagne, en Chine, en Indonésie, en Malaisie, en Corée du Sud, en Thaïlande, au Royaume-Uni et aux États-Unis.
L’e-sport suit la logique du sport
L’étude révèle notamment que tous les spectateurs ne sont pas nécessairement des joueurs actifs. Si 76 % des personnes interrogées ont déclaré jouer aux jeux qu’elles suivent, près d’un quart d’entre elles regardent régulièrement des compétitions dans des jeux auxquels elles ne jouent pas elles-mêmes.
L’intérêt de nombreux spectateurs ne se limite donc pas exclusivement à leurs propres habitudes de jeu. L’étude montre bien au contraire que les compétitions d’e-sport touchent un public allant bien au-delà des joueurs actifs.
Entre stade et streaming
Les recoupements avec le sport traditionnel sont également très marqués. Selon l’étude, 71 % des fans d’e-sport ont assisté à un événement sportif classique au cours de l’année écoulée. Pour 36 % d’entre eux, le sport fait également partie de leurs centres d’intérêt principaux en dehors du jeu vidéo.
Ces résultats contredisent ainsi l’image souvent véhiculée de deux mondes distincts. Au contraire, une partie du jeune public cible est active aussi bien dans les stades que devant les retransmissions d’e-sport.
Au-delà du monde virtuel
L’origine numérique de l’e-sport ne signifie pas que la scène se déroule exclusivement en ligne. 21 % des personnes interrogées se rendent régulièrement à des tournois, des salons du jeu vidéo ou des événements similaires. En moyenne, ce groupe a participé au moins une fois à un événement sur place au cours des neuf derniers mois.
L’étude souligne également une proportion croissante de femmes. Alors que le public interrogé comptait globalement environ 32 % de femmes, leur proportion était nettement plus élevée lors de certains événements et dans certaines ligues.
La consommation ne se limite pas depuis longtemps aux retransmissions de tournois. 71 % des participants regardent régulièrement des vidéos de jeux vidéo, 66 % suivent des livestreams et un tiers écoute des podcasts consacrés au jeu vidéo.
Des partenariats qui font leur effet
L’étude montre également que les marques sont perçues dans le milieu de l’e-sport. 85 % des personnes interrogées déclarent prêter attention aux sponsors et aux partenaires publicitaires au sein de la scène.
Environ deux tiers ont également déclaré avoir déjà acheté un produit promu dans le cadre d’un partenariat avec une équipe, un joueur ou un jeu.
L’e-sport continue de s’imposer
Les auteurs de l’étude voient dans cette évolution le signe que l’e-sport adopte de plus en plus les structures des sports traditionnels. Les cultures de fans, les événements en direct, les personnalités connues et la fidélisation à long terme des spectateurs gagnent en importance.
Avec environ 400 millions de fans réguliers de la génération Z dans le monde, cette étude montre avant tout une chose : pour de nombreux jeunes, l’e-sport fait depuis longtemps partie intégrante de leurs loisirs et s’impose de plus en plus comme un produit de divertissement et de sport à part entière.

